Evolution entre 1960 et 1990
En 1962, à l’issue du projet MAR, une conférence a lieu en Camargue. Le premier constat objectivé scientifiquement de la disparition alarmante des zones humides voit le jour et de laquelle l’idée d’une convention internationale dédiée émerge (la convention de Ramsar).
En 1994, le rapport du préfet Paul BERNARD a dressé un constat alarmant : au cours des trente années précédentes (1960 – 1990), plus de 50 % de la surface de zones humides sur le territoire national avait disparu.
Deux tiers de la superficie des zones humides originelles françaises ont été détruites. En cent ans, cette disparition représente 2,5 millions d’hectares, soit trois fois la superficie de la Corse.
Ce constat était le fruit d’une évaluation réalisée sur une première liste de 87 grandes zones humides dites « zones humides d’importance majeure » à l’échelle du territoire métropolitain (par exemple, la Brenne, la Dombes ou encore la Camargue).
Depuis, le nombre de zones humides observées, a été portée à 152 en 1998 (re-délimitation des périmètres), constituant un échantillon représentatif à l’échelle nationale de l'Observatoire national des zones humides (aujourd'hui, l'Observatoire national de la biodiversité). Cet échantillon a été depuis compléter avec des territoires ultra-marins et des massifs tourbeux dans les enquêtes décennales réalisées par le service en charge des statistiques du Ministère chargé de l'écologie.
Ce constat à donné lieu au lancement du 1er plan national milieux humides 1995-2000 et également du 1er et seul programme national de recherches a produit et vulgarisé des connaissances nouvelles sur les zones humides, notamment grâce à Geneviève Barnaud du Muséum National d’Histoire Naturelle.
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