Concours Général Agricole – Pratiques Agroécologiques & zones humides

Le 25 février, au Salon International de l’Agriculture, la remise des prix du Concours Général Agricole des pratiques agroécologiques a mis en lumière des éleveurs engagés dans la préservation et la valorisation des zones humides.

Parmi les lauréats, plusieurs éleveurs valorisent des prairies situées en zones humides, des milieux riches mais exigeants. Ces systèmes d’élevage reposent sur des prairies naturelles diversifiées, véritables réservoirs de biodiversité. Ils contribuent à produire un fourrage de qualité tout en assurant des services essentiels pour les territoires : 

- maintien de paysages ouverts ; 
- préservation de la biodiversité ; 
stockage du carbone ; 
- protection de la ressource en eau. 

Ces distinctions nationales rappellent le rôle central des éleveurs dans la gestion durable des prairies et des zones humides. Leur savoir-faire permet de concilier production agricole, vitalité des territoires et préservation d’écosystèmes remarquables. 

3 lauréats, en zone humide, récompensés pour leurs engagements 

Olivier Parcy - Hauts-de-France, Somme (80), Fontaine-sur-Somme

Catégorie et section : Fauche prioritaire, Plaine et piémont

Olivier a repris l’exploitation familiale en 2005. Passionné d’élevage et de génétique, il a développé un troupeau de race charolaise performant,de 80 vaches allaitantes pour 120 UGB. En plus de l’élevage, Olivier a un atelier grande culture.
Il a fait le choix d'un système d'élevage largement tourné vers l'herbe. L’alimentation des animaux est principalement assurée par les surfaces fourragères, et en majeure partie par les prairies de l’exploitation, qu’elles soient exploitées en fauche ou en pâturage, pendant minimum 6 mois de l’année. Par ailleurs, l'exploitation possède une grande diversité de prairies allant des coteaux calcaires, pelouses sèches à des prairies humides dans les marais. Une partie des prairies sont gérées en contrats MAEC avec entre autres, des fauches tardives, et des limitations voire absences de fertilisation.

Damien et Laetita Berthomier - Nouvelle-Aquitaine, Vienne (86), Adriers

Catégorie et section : Pâturage prioritaire, Plaine et piémont

Damien s’est installé sur la ferme familiale en 2010. Laetitia, sa femme, a remplacé le père de Damien et a développé la vente directe. Ils élèvent 150 brebis de pays et 60 mères vaches limousines en Agriculture Biologique sur 165 ha.
La base de l’alimentation des animaux est l’herbe pâturée, c’est pourquoi Damien prend grand soin de ses 73 ha de prairies naturelles et leur demande beaucoup. Les animaux sont rentrés en période de mise bas mais les éleveurs souhaitent optimiser encore plus le pâturage, notamment hivernal.

Le CIVAM accompagne plusieurs groupes d'agriculteurs sur cette partie du département, notamment sur la gestion des prairies en élevage. La LPO est quant à elle animatrice de plusieurs sites Natura 2000 avec la présence de milieux dépendants du maintien de l’élevage extensif et du pastoralisme (zones humides, pelouses calcaires, prairies naturelles riches en fleurs, etc.).
Depuis plus de 4 ans, des groupes d’éleveurs sont accompagnés par le CIVAM et la LPO afin de pouvoir échanger sur la gestion de leurs prairies naturelles, les besoins de leurs troupeaux, le lien entre
pratiques et végétations.

Clothilde Manaud - Provence-Alpes Côtes d’Azur, Bouches-du-Rhône (13), Saintes-Maries-de-la-Mer

Catégorie et section : Fauche prioritaire (et secondairement pâturage), Plaine et piémont / humide

Le domaine du Mas de la Cure et la manade éponyme ont une histoire intimement liée à l'élevage de chevaux de race Camargue. En effet, depuis le milieu du 19è siècle, un élevage de taureaux et de chevaux sont présents sur le domaine associé à des cultures viticoles, rizicoles et céréalières. L'association de la Maison du Cheval Camargue basée sur ce site poursuit cette tradition en perpétuant l'élevage équin Camargue. Cette association s'est d'ailleurs fixé plusieurs objectifs pour les années à venir, l'un de ceux-ci est de faciliter l'installation et le maintien des activités traditionnelles, ainsi que la restauration et l'ouverture des milieux naturels, dont certains habitats d'intérêt communautaire, vecteurs de biodiversité. Dans ce contexte, l'élevage extensif de chevaux Camargue apparaît comme l'un des outils essentiels de la gestion du domaine. 

A ce jour, même si certaines parties du site sont des espaces protégés et dédiés à la préservation de la biodiversité, la plupart sont utilisées pour des activités agricoles div diversifiées (pâturage d'équins et d'ovins, production de foin, apiculture). De plus, les chevaux produits sont principalement dédiés au travail du bétail (taureaux Camargue "Raco di Biou"). Ils sont vendus aux professionnels (manadiers) et amateurs locaux ce qui permet de maintenir sur le territoire un savoir faire propre aux traditions camarguaises.

En savoir plus

- Découvrir l'ensemble des lauréats du concours agricole : Pratiques Agroécologiques 

- Fiche détaillée d'Olivier Parcy

- Fiche détaillée de Damien et Laetita Berthomier

- Fiche détaillée de Clothilde Manaud 

- Réseau national élevage & biodiversité en zone humide

Page mise à jour le 02/04/2026
Share
Top