Source de matières premières et de production variée

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Objectifs du développement durable (ODD)

nourrir le monde : en moyenne chaque humain mange 19 kg de poisson par an et 3 milliards d’humain ont une alimentation basée sur le riz

Fourrage pour le bétail (dérivés : viande, produits laitiers - Marais continentaux, prairies humides)

Légumes (maraichage - Marais continentaux)

Riz (Camargue)

Qu’il soit sous forme Paddy, complet, blanchi, étuvé, précuit, le riz désigné sous le nom botanique Oryza sativa se cultive en Camargue les « pieds dans l’eau ». Dès l’automne, les panicules « épis de riz » remplies de grain se colorent de jaune paille avant leur récolte. Le grain de riz est alors appelé Paddy, c’est-à-dire possédant juste après la récolte encore toutes ses enveloppes. La diversité variétale distingue trois grands types de riz suivant les caractères morphologiques des grains. Ainsi en Camargue sont produits des riz dits « rond », « moyen » et « long ». 

Originaire d’Asie, le riz est cultivé en Camargue depuis Henri IV. Toutefois, ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que la riziculture camarguaise prend son essor. Elle permet la désalinisation des terres du delta du Rhône, pratique agronomique d’autant plus nécessaire suite à l’endiguement de la Camargue dès le 19e siècle. Les surfaces cultivées ont connu d’importantes fluctuations au cours des soixante dernières années.
Après la seconde guerre mondiale pour pallier la déficience des approvisionnements asiatiques en riz, la culture progresse rapidement en surface. Elle passe de 1 000 ha en 1950 à près de 30 000 ha en 1960.
Dès 1970, suite à l’ouverture du Marché Commun, un déclin très net s’amorce, le riz ne représentera plus que 4 000 ha en 1980. Les riziculteurs de Camargue sont à cette époque dans une situation défavorable par rapport aux producteurs italiens, espagnols et grecs. Un plan de relance mis en place en 1981 permettra d’atteindre l’objectif de 20 000 ha dans les années 1990.
Suite à la réforme européenne de l’Organisation commune du marché (OCM) engagée depuis 1998, la riziculture est à nouveau soumise à une conjoncture difficile. Toutefois, les surfaces cultivées se maintiennent pour l’instant.

Bois (Vallées alluviales)

Osier (Vallées alluviales)

Roseau (Marais continentaux et littoraux)

De nos jours, modernisation et simplification obligent, seul le phragmite, Phragmites australis, est exploité, lié au fil de fer sur des liteaux de pin importé.
Autrefois, la biodiversité locale était davantage exploitée : les liteaux de noisetier, de sureau, de châtaignier provenaient des bois du voisinage et les haies fournissaient les ronces qui, fendues, grattées, séchées, fournissaient un lien de grande longévité car inoxydable. Outre le phragmite, les roseaux utilisés étaient le « bédane » (massette), Typha div.sp., dédié aux bâtiments et la « litière écrue » (marisque), Cladium mariscus, destinée à renforcer l’« entêture »,sous le faîtage terminal constitué lui-même de torchis planté d’iris, de polypode ou de joubarbe.

L’exploitation du roseau est à ce titre remarquable dans la mesure où elle constitue une activité économique significative qui contribue de plus à préserver un patrimoine humain et culturel. Les études actuelles sur l’écologie des roselières montrent qu’elle est tout à fait compatible avec la conservation des milieux et des espèces. Si des cahiers des charges d’exploitation sont développés pour en limiter certains impacts sur les sols ou sur l’avifaune, cette activité pourrait bien constituer un cas exemplaire d’ « usage durable » des espaces naturels.

Cresson (Vallées alluviales)

Le cresson est une plante de la famille des crucifères, dont il existe une trentaine d’espèces. Celle cultivée sur le territoire du Parc, dans les vallées du Gâtinais français, est appelée cresson de fontaine ou cresson d’eau (Nasturtium officinale).
Connu pour ses vertus antiscorbutiques, antianémiques et hypoglycémiantes, le cresson apparaît comme un aliment naturel, sain, riche en fer et vitamines. Plante herbacée semi-aquatique d’eau douce (seules les racines et la base des tiges sont immergées), le cresson se cueillait autrefois à l’état sauvage dans les ruisseaux et les endroits humides. Aujourd’hui, cette plante comestible se cultive en bassins spécialement aménagés : les cressonnières, situées au niveau des sources et puits artésiens de la vallée de l’Es-
sonne et de la vallée de l’Ecole.

Taro (Outre-mer)

Sel (marais salant)

Quelles que soient les méthodes et techniques utilisées, le sel est essentiellement composé de chlorure de sodium. Mais d’autres éléments permettent de différencier les sels selon le milieu naturel dans lequel ils sont récoltés (mines, saumures, marais salants). Récolté manuellement, sur un fond argileux, le sel  contient toutes les richesses naturelles de la mer.
De l’océan à l’œillet, l’eau se concentre en salinité sous l’action du soleil et du vent, jusqu’à enrichir les cristaux de sel d’éléments minéraux. Sa moindre teneur en sodium laisse ainsi une place de choix au magnésium bio-disponible (sous forme de chlorure), au calcium et au potassium. Sans oublier les oligo-éléments, comme le cuivre, le zinc, le fer, le manganèse, et même le nickel, le cobalt et le fluor.
Le sel des marais est un produit 100 % naturel, c’est-à-dire non raffiné, non lavé et sans additif.
Deux sels « naissent » : le gros sel, récolté dans une fine épaisseur d’eau au cœur de bassins au fond constitué d’argile, et la fleur
de sel, cueillie à la surface de l’eau de l’œillet avant la récolte du gros sel.

Crevettes d'eau douce (Marais continentaux et littoraux)

Poissons (aquaculture & pêche professionnel)

Coquillages (Ostréiculture, mytiliculture, )

Terreau sans tourbe
Page mise à jour le 31/08/2026
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